Nelson Fabián Vega Opazo
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22 ans, il effectue son séminaire avec le Chemin Neocatecumenal, dans le diocèse d'Avignon, depuis avril 2005 |
Il pourrait tout aussi bien aujourd'hui être dans n'importe lequel des soixante-dix séminaires diocésains Redemptoris Mater répartis dans le monde, comme certains de ces compagnons chiliens du Chemin Neocatecumenal, auquel il appartient. Mais c'est sur celui d'un petit village près d'Avignon (30) que Nelson Fabián Vega est tombé.
À 22 ans, il est donc depuis deux ans et demi en France, envoyé par l'équipe de la communauté chilienne, auprès de qui il a effectué une année de mission à Antofagasta : la particularité du Chemin Neocatecumenal est d'être une initiation à la foi chrétienne. Ainsi, les destinations pour les jeunes qui veulent rentrer au séminaire sont tirées au sort. En 2004 s'est ouvert celui d'Avignon, j'ai été désigné, explique t-il très simplement.
Ce groupe catholique de près d`un million de fidèles fondé dans les années'60 dans les alentours de Madrid est surtout présent, pour l'Europe, en Espagne et en Italie. En France, il compte seulement une soixantaine de communautés, mais cinq séminaires, contre huit cents communautés au Chili ; où il n'y a, en revanche, aucun séminaire.
Nelson Fabián ne savait même pas dire bonjour, quand il a débarqué à Paris mais il s'est bien rattrapé depuis, aidé par des cours offerts par le diocèse, à l'Alliance Française de Marseille. Ses deux premières années d'Etude de philosophie ont d'ailleurs été couronnées par de très bonnes notes. Il attaque maintenant la partie théologie de ses très longues études qui seront couronnées par une mission de deux ou trois années, vraisemblablement en Afrique ou en Asie. Là non plus il ne choisira pas.
Et si les cours se déroulent en français, la langue commune à l'intérieur de la communauté de quinze personnes, (Espagnols, Français, Argentin, Mexicains, Italien.) est l'italien, ce qu'il y a de plus proche du latin. Cependant le séminaire se veut ouvert sur l'extérieur, notamment par le sport ou des rencontres avec des jeunes. Des Français qu'il côtoie, cet enfant de la commune de Recoleta, loue l'amabilité et la politesse, en comparaison avec un Chili qu'il trouve figé dans ses classes sociales. Il déplore cependant que les églises, en France, splendides, soient. vides. Par ailleurs, justement de passage à Santiago pour être auprès de son père hospitalisé, il loue par comparaison, le système de santé publique français.
Malgré son attachement à sa famille, qui approuve son choix, il se considère plus libre et plus disponible pour suivre sa voie spirituelle à 15 000 Kms de Santiago. Et il passera sa vie en France s'il le faut, à la disposition de Dieu, là où ailleurs, selon les besoins de l`Eglise.