Gaspar Galaz
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Astronome, enseignant chercheur Universidad Católica |
Doctorat d'astrophysique ; Institut d'Astrophysique de Paris (Université Paris VII).
Quand il est parti faire son doctorat à Paris, en 1993, il n'y avait pas d'équivalent au Chili, dans sa matière, l'astrophysique. Gaspar Galaz se souvient de son impatience d'alors à sortir de son pays pour connaître autres choses: il existe des doctorats en astronomie au Chili, depuis 2003 seulement mais même si cela avait été possible à Santiago, je crois que je serai parti quand même. Il avait donc le choix entre l'Europe et les Etats-Unis. Il fera finalement les deux, dans cet ordre, avant de revenir au Chili, devenu depuis le centre du monde en astronomie.
En 1993 à 25 ans, il rejoint donc l'Institut d'Astrophysique de Paris après un DEA à Meudon, très en pointe à l'époque, motivé de surcroît par une bourse de l'Ambassade de France. Il choisit en outre comme directrice de thèse, une brillante chercheuse : Valérie de Lapparent, spécialiste mondiale de l'étude des galaxies et de leur répartition à grande échelle, avec qui les liens tant professionnels qu'amicaux se maintiennent depuis.
Ses études secondaires au collège La Girouette de Santiago, créé et dirigé par des Français, l'avaient familiarisé avec la langue, mais pas avec les français eux-mêmes, qu'il a trouvé bien fascinants (et râleurs), une fois à Paris. Ce qui ne l'a pas empêché de garder un souvenir profond de son séjour très studieux, à peine agrémenté de quelques voyages. Lui qui dès 12 ans, en visitant l'observatoire Cerro Tololo, près de la Serena avait décidé de devenir astronome, aura véritablement accompagné le développement de la discipline au Chili. D'abord sa thèse en France, adaptant une méthode statistique de classification, jusqu'alors utilisée qu'en biologie et en sciences sociales,… aux galaxies. Le système est toujours en vigueur aujourd'hui. En 1999-2000, il monte avec Valérie de Lapparent un projet franco-chilien ECOS de recherche. Et depuis a multiplié les publications.
Depuis 4-5 ans, avec le développement des observatoires et des radiotélescopes au Chili dont Alma, le futur de l'astronomie est au Chili, se réjouit-il. Et d'avancer les caractéristiques géographiques : pureté du ciel, situation dans l'hémisphère sud, le tout dans un contexte de mondialisation , aussi de la science.
Si vous en avez la possibilité, allez-y sans hésiter, dit-il aux jeunes Chiliens, à propos du fait d'étudier en France
Sophie Rouchon
http://www.astro.puc.cl/~ggalaz/